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Quand j’écris régulièrement…

mardi, avril 12th, 2016

Si tu crois que tu trouveras ici, la suite de mon dernier billet, datant du 28 septembre, tu rêves.
En fait, la fin en question s’est dégonflée comme un vieux soufflé, happée par la folie mexicaine. Elle est un peu tombé à l’eau… je dis ça je dis rien… (si t’as compris tu gagnes un bon-point)

Mais peut être qu’un jour, ma bonté scripturale partagera avec toi le comment nous sommes rentrés à 1 heure du matin, avec le vendeur lui même, désespéré, et comment nous avons trouvé les gamins, sur les matelas encore de plastique recouverts, endormis…

Mais ce n’est pas le moment.
Là, tout de suite, le moment est à la reprise tranquille de l’écriture…

car…Je m’étais promis d’écrire régulièrement depuis mon arrivée ici, loin. Très loin. Heureusement, je ne te l’avais pas promis à toi, car tu m’aurais pris pour une menteuse.
Moi, je me pardonne car je sais que je suis une connasse. (Si tu ne me crois pas relis donc ce billet ) et tu verras que je dis vrai…

Je m’étais donc promis d’écrire régulièrement, et puis je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Nous sommes en Avril. Je ne me découvre pas d’un fil, mais je le reprends (le fil donc, de mes aventures)(il faut décidément tout t’expliquer…)(je reprends le bon-point)

Où en étais je déjà?

Ah. Au fait que je m’étais promis d’écrire régulièrement… hum… c’est loupé. Ou alors on n’a pas la même notion de « régulièrement ».
Le problème maintenant, c’est que j’ai tellement peu raconté que j’ai trop à raconter… l’eau turquoise des caraïbes, l’incroyable gentillesse des mexicains, la spirale infernale du boulot, les passionnantes missions qui me sont confiées, les villes coloniales, les parcs sous la pollution, les robes kitsch des « quinceañeras », le centre ville d’un autre temps, les pieds cassés, les coeurs fatigués, et le bonheur. Quand même.

Alors comme je le dis souvent, il n’y a pas à chier des bulles carrées. Je ne raconterai rien. On va faire un pacte toi et moi: on fait comme si on recommençait tout, et là, je te promets, je vais écrire régulièrement. Et je ne sais toujours pas si on a la même notion de « régulièrement ».

Des bécots mexicains,
Noisette

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Quand il pleut à Mexico, bah, il pleut

lundi, septembre 28th, 2015

Laisse moi te conter, pour démarrer la fabuleuse histoire de noisette et sa famille à Mexico, une petite mésaventure, qui nous a vite fait comprendre où nous avions mis les pieds.

Il faut savoir que nous sommes partis, enfants sous les bras, et 7 valises comme uniques compagnons, nous et nos quelques affaires, à l’autre bout du monde.
Nous voilà arrivés à Mexico, avec tout à découvrir, rien à regretter.

Etant donné que nous arrivions dans un appartement vide, et que ce n’est pas avec nos 7 valises que nous allions le remplir (crois moi sur parole, on ne rentre rien , absolument rien dans 7 valises…), le formidable et moi (je te rappelle que le Formidable est le conjoint, le mari, ou tout autre petit nom que l’on donne à l’amour de sa vie) sommes partis (Il faudrait que j’arrête les parenthèses si tu veux pouvoir arriver à lire ma phrase non?) à l’autre bout de la ville, pour choisir quelques meubles. On était arrivés depuis 3-4 jours déjà, et il faut avouer que c’est rigolo 2 minutes de dormir sur des matelas par terre, et de manger debout…

Et l’autre bout de la ville, bah c’est loin. Alors nous avions pris un taxi. Oui, parce que dans nos 7 valises, ne rentrait pas de voiture…

Bref.
Après une bonne demi heure de route, nous voilà arrivés a Naucalpan (oui, y a beaucoup de noms bizarres… oui), où nous savions qu’il y avait des tonnes de boutiques de meubles.
Et on en avait déjà fait des centaines… mais la qualité était plus qu’à revoir, et le style particulier (t’as vu un peu comment que je m’exprime trop bien depuis que je suis là ou bien?)(pas un seul gros mot encore!)(ça va venir va…)

Donc, à Naucalpan nous arrivâmes, SANS les enfants qui en avaient un peu marre de se faire trimbaler partout, et que nous avions laissé à l’appartement (toujours vide donc)(mais avec une connexion internet)(et des clefs)(et une télé)

Il devait être 17h.
Le soleil brillait quelque part derrière la pollution, et nous commençâmes à parcourir les boutiques. de rococo en kitsch, notre coeur balançait. Et quand quelque chose nous plaisait, bah fallait qu’on laisse une petite fortune que nous n’avions pas…

Il devait être 18h30.
Le soleil ne brillait plus mais la pollution était toujours là. Nous voilà rentrés dans une grande boutique, abordable et pas trop mal, au vu de ce que nous connaissions déjà.
Il fallait que l’on sorte de là avec une commande.
Nous avons commencé… lit, salle à manger, buffet, commode, meuble télé… tout y est passé. Nous étions bien légers, mais tellement contents.

Il devait être 19h30 quand nous avions tout choisi, et payé, et nous demandons au vendeur de nous appeler un taxi… nous avions déjà fait ça, ça marche très bien comme ça…

MAIS, il s’est mis à tomber toute l’eau que le ciel puisse contenir. Jamais je n’avais vu un tel orage. Incroyable. En même temps, c’est la saison des pluies à Mexico, et depuis notre arrivée, il n’avait pas vraiment plu. Alors fallait bien.

Oui fallait bien, mais pas là…

Le taxi à l’autre bout du fil annonce 20 minutes avant d’arriver. bon. Ok, on attendra.
Mais, il faut savoir aussi qu’à Mexico, même si il pleut souvent, rien n’est vraiment fait pour…
Et à la même vitesse où s’est mis à tomber des trombes d’eau, s’est formé le bouchon du siècle…

Et crois moi on était loin, loin, LOIN TRES LOIN, de voir arriver notre taxi…

La suite plus tard les gars, je vais au dodo!
(mouarf)
(sadique)