Archive for the ‘sur les bancs de l’école…’ Category

Quand tout s’est fini

jeudi, juin 18th, 2015

Comment ça la dernière fois que j’écrivais c’était la rentrée? Ah ben oui teh.
bah là c’est la sortie.
C’est passé vite tu ne trouves pas?

Pourtant, si tu savais l’année que j’ai passé, tu ne t’aventurerais pas dans les méandres de mon écriture. Tu risquerais d’y trouver le récit interminable de mes aventures…

Tout a commencé en septembre dans mon école zepienne. Pleine de zepiens.

Et bien tout est fini à présent.

(Tu vois à cet instant, si je te laissais comme ça, dans l’attente de compréhension, la bave au bord des lèvres, attendant, espérant la suite de l’histoire, on pourrait dire que je suis une connnasse)

Tout est fini donc.

Les rires des zepiens,
Le portail qui ferme mal,
les rots, suivis de « hey! Qu’est ce qu’on dit? » « Rrrabdouuula! »,
Les tasses qui s accumulent,
la vaisselle non faite,
la porte qui grince,
Les mûres des la cour,
Les murs de la cour,
La salle de réunions trop petite,
Celle de l’autre côté de la porte, que finalement, j’ai décidé que tu ne saurais pas pourquoi elle s’appelle comme ça,
Les tables octogonales qui prennent trop de place,
La salle de motricité trop petite,
Les punaises qui ne rentrent pas dans les murs,
Le téléphone qui te dégomme 3 oreilles quand il sonne… les 2 tiennes et celle du voisin de ta tante. (Ne me demande pas pourquoi, j’avais envie d’écrire ça ),
le chauffage au plafond,
L’éléphant de la cour,
Les atsem en or, que tu demandes un truc pour avant hier, et elles se plient en 4, pour que tu l’aies avant-avant-hier…,
Le frigo tout cassé,
Le micro ondes à ouverture facile,
Les gâteaux des mamans,
Le couscous de fin d’année,
Les trop de tout,
Les pas assez de rien,
Les ramounas,
Et l’externe.

Tout est fini à présent.
Et on peut le dire:

Je suis une connasse.

Quand tout a recommencé.

mardi, septembre 2nd, 2014

Quand je te le dis…  Tellement prévisible ce métier… 🙂

Tout a recommencé. On est effectivement rentrés. Tout un pataquès. Et on était vite dedans.

Quelques pleurs vite balayés, et hop! c’est reparti…

Alors, j’aurai bien fait un beau billet, te détaillant chaque pas, chaque goutte de bave sur mon épaule, malencontreusement laissée par le même enfant qui pleure… et que tu prends dans tes bras. CQFD. J’aurai bien fait un beau billet, pour t’expliquer comment c’est les mamans qui pleurent chez moi, et pas les enfants. J’aurai bien fait un beau billet, pour te conter les moultes robes et pantalons à pinces, achetés pour un seul jour. Celui qui est déjà passé. J’aurai bien fait un beau billet, pour t’expliquer que mine de rien je n’ai même pas eu le temps d’un café. A part celui du midi que celle de l’autre côté de la porte m’a gracieusement posé devant mon assiette, devant mon regard… vide.

Mais je n’en ferai rien.

Car je vais au lit avec mes amies les poules.

Je suis crevée.

Vidée.

C’est pas comme si j’avais pleuré toutes les larmes de mon corps, en me rendant compte que mon enfant était rentré au CP…  mais non!… finalement, je ne sais même pas si je me rends compte que mon enfant est rentré en 6ème…

Mais vidée quand même.

Bonne nuit.

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Quand tout recommence.

lundi, septembre 1st, 2014

On m’a dit: vas y écrit. Moi qui devrais lire, pourtant, me voilà la plume à la main. Enfin, la main au clavier, pour être juste. Et oui je devrais lire tout un tas de bouquins. tu vois?

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ouuuuuuuuuh.

PEUR. je ferai mieux d’écrire effectivement, car rien que de les regarder, ça fait mal aux yeux tant de bouquin… Mais finalement je ne vais te dire qu’une chose, celle qui tourne en rond dans ma tête…

 

demain c’est la rentrée.

alors oui, la rentrée avec des élèves tout plein (trop plein), la rentrée dans la même école depuis 4 ans déjà, la rentrée dans des murs de maternelle oui.

Mais pas que.

Demain, c’est la rentrée de la princesse au collège, demain, c’est la rentrée du loulou sans sa soeur dans les pattes.

Demain est une rentrée.

En fait, une rentrée comme une autre. Une rentrée où il y aura quelques pleurs, des sourires et des rires, même. Une rentrée que je ne vivrai pas auprès de mes enfants, car comme toujours, je la vis avec leurs enfants. Une rentrée, qui ne dure qu’une seconde, finalement, quand on y pense. Car une fois rentrés, on est déjà dedans. Et l’année recommence.

En fait, une rentrée pas comme les autres. Je n’ai pas les mêmes élèves, les larmes ne seront pas les mêmes, et les cris de joie non plus. L’année recommencera oui. Mais ce sera une année que l’on ne peut pas prévoir. on ne sait pas finalement ce qu’il se passera vraiment. Ce sera une autre année, une de plus.

PEUR. demain c’est la rentrée. je vais essayer de dormir.

Mais je ne lirai pas.

Quand t’as le crayon qui tient tout seul (ou pas)

jeudi, juin 19th, 2014

Tu diras ce que tu voudras mais les enseignants, on devrait nous payer cheeeeeeeeeeeer. Très cher. handicap oblige. De la tête, le handicap. Et du lourd hein… je m’explique:

Ce matin, je papotassais avec l’externe (encore elle).

Pendant que ma main droite mouchait une « ramouna » un peu trop présente (beurk), que ma main gauche faisait pour la 12ème fois le lacet mouillé du même élève (re beurk), et que mes orteils de rose vêtus tressaient des cheveux trop touffus, mes lèvres bougeaient. Elles bougeaient expliquant tranquillement, en toute modestie, combien j’étais exceptionnellement douée dans mon métier… (tu l’auras compris, je suis toujours aussi… réaliste quoi).

Quand tout à coup, je me suis rendue compte que SES lèvres aussi bougeaient. Celles de l’externe donc. Et quand l’externe parle, c’est souvent magique. Mes oreilles bioniques se sont dressées quand j’ai entendu que ça parlait de toutounes. (Je sens comme un vague intérêt tout à coup dans mon lectorat… hum.)

Et oui, des toutounes qui tiennent ou qui ne tiennent pas le crayon… quoi? tu ne comprends pas? je ne vais toutefois pas te faire un dessin, tu vas devoir te munir de ta plus belle imagination! par le théorème de pythagore inversé par thalès, il s’agissait de savoir, si la toutoune tombante de la quarantaine retenait en son sein (HAHA) un crayon plus ou moins taillé.

crayon-papier-minik

Hé bien NOUS on a essayé… (mais pas dans la cour hein…)

Hé bien nous on sait.

Il ne nous reste plus qu’à faire essayer à celle de l’autre côté de la porte… ça va être l’ É C L A T E.

C’est passionnant hein?! (quand j’te l’dis qu’on est mentalement dérangées…)(c’était pas DU TOUT une blague)

 

Demain nous aborderons un nouveau sujet: est ce que la fesse tombante de la cinquantaine retient le stylo rouge? On a dix ans (et des broutilles) pour méditer cela…

 

 

 

Quand tu crois que t es en vacances…

lundi, juin 9th, 2014

Et qu il reste encore 3 semaines,  t es mal barrée.

En fait,  j ai failli faire mes valises pour partir bronzer les capitons sur une plage ibérique, cet après midi.

En effet, l externe est venue bosser à la maison en ce jour de solidarité avec on ne sait plus trop qui,  histoire de se donner bonne conscience.

On a bossé pour l annee prochaine. Alors pour moi,  ni une ni deux (ni 3 d ailleurs mais je n irai pas si loin), mon cerveau n a fait qu un tour: « dis donc la noisette, me dis je à moi même, tu bosses pour l année prochaine c est que cette année elle est bouclée »

Et bien,  tu l auras compris,  maillots,  culottes et autres paréos n ont pas eu le temps de rejoindre la valise, que dans la tête résonnait Evanescence. Evanescence? Oui oui. Evanescence.

Alors je me suis dit: mais qu est ce qu elle fout là cette conne? Et puis je me suis rappelée que c était la musique que j avais choisi pour la première partie du spectacle de l école… Oui,  la plus joyeuse. .. ahem… immortal. de FIN d année donc.  Et pas de début.  MERDE!

Et à suivi l angoisse de la fête à organiser,  les évaluations a finir,  les parents a recevoir,  la sortie de vendredi, les commandes à faire,  les placards a ranger,  les programmations à boucler, les journées a préparer,  pfiouuuuuuuuuuuuuu j en ai la tête qui tourne dis! Alors excusez moi mais je vous laisse car j ai une valise,  euh,  journée à boucler!

Non c est pas ma tête.  J ai encore mes cheveux.

Pour l instant.

 

Quand tu crois que tu t’es trompée de classe

jeudi, avril 10th, 2014

Chez les zépiens (encore eux) il y a de l’inspiration bloguesque je te le dis l’ami.

Je te rappelle (pour restituer le contexte) que je suis maîtresse de petite et moyenne sections… (ça, c’est fait).

Alors tous les jours, même si je voudrais parfois croire que j’ai des CM1 autonomes, intelligents et travailleurs face à moi, les nez qui coulent me rappellent que non. Parce que un nez de 3 ans qui coule, est un nez qui ne s’essuie pas tout seul. Un nez de 3 ans qui coule, peut rester vert toute une journée sans problème. Un nez de 3 ans qui coule, ça à même parfois une langue qui passe par là.

BREF.

Alors tous les jours, même si je voudrais parfois croire que j’ai des CM1 autonomes, intelligents et travailleurs face à moi, les pipi-culotte me rappellent que non. Parce que un pipi culotte il peut inonder la classe, et pour peu que ton ATSEM soit partie faire un tour, te voilà démunie face à… la flaque. « les enfants marchez pas dedans! » « non trucmuuuuuuuuche y a pas de fuites au plafond… IL PLEUT MÊME PAS! »…

BREF.

Alors tous les jours, même si je voudrais parfois croire que j’ai des CM1 autonomes, intelligents et travailleurs face à moi, les varicelles, impétigos, gales, scarlatines et autres maladies boutonneuses me rappellent que non. Et puis, ce qui est marrant, pour peu que les enfants aient pour habitude de s’assoir toujours à la même place sur les bancs du coin regroupement, c’est que, quelle que soit la maladie (et tu remarqueras que comme je t’aime beaucoup je t’ai fait l’impasse sur la gastro…) la maladie en question frappe les élèves les uns après les autres sur le-dit banc. Tu peux même lancer les paris sur « qui sera absent demain. »

Mes nerfs et ma santé mentale tiennent à signaler qu’en ce moment il n’y a point de maladie dans ma classe. POINT. (ça viendrait presque à manquer!!!!!)

BREF.

Aujourd’hui était un grand jour. Aujourd’hui j’ai cru un instant que j’étais devenue maîtresse de conférence. où un truc classieux comme ça. Car dans un instant d’égarement, j’ai baissé les yeux (où je les ai levés après m’être assoupie un instant), et j’ai vu ça:

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On est d’accord ou pas si j’ai cru avoir une gamine de 17 ou 18 ans face à moi. (allez, à tout péter une de 16 ans un peu précoce. ahem)

Alors je l’ai fait venir à moi la mioche accrochée à ce pied, et je lui ai demandé:

– hé salut, dis donc, tu as quel âge déjà.

– yé toi an

– ah oui voilà. c’est bien ce que je pensais… y a pas comme un problème avec tes chaussure, que je me demande comment il peut y avoir du 29 avec 29 cm de talon!

– euh…

– laisse tomber, je verrai ça avec ta mère…

Je vous épargne la discussion avec la mère qui me disait qu’elle avait dit à la gosse que la maîtresse allait crier, qu’elle lui avait dit que c’était pas possible ces chaussures A L’ECOLE. Ailleurs oui donc.

Ah

Bon.

Alors tous les jours, même si je voudrais parfois croire que j’ai des CM1 autonomes, intelligents et travailleurs face à moi, finalement, je me rends compte que c’est bien des petits que j’ai en face de moi. même s’ils sont grands de taille, sur des échasses. CQFD.