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Espagne-France

dimanche, mai 31st, 2009

On a présenté Jason à Simone.

blonde à forte poitrine? et merde!!!

mercredi, avril 8th, 2009

weetabix a égayé ma journée. Et non pas grâce a son goût prononcé de céréales complètes hein, mais grâce à la nouvelle suivante: la roue de la fortune va prendre fin. ouais.

il paraît.

alors je vous présente le contexte. Dans cette maison, le cube est bloqué sur les chaînes allant de 120 à 124. en gros, tiji, piwi, et autres Disney. pis un jour, ayant posé mon cul sur le canap’ vers 19h, me disant que tant pis, ils boufferaient un paquet de chips ce soir parce que j’ai la flemme et que merde, ça fait quelques années déjà que je ne vois pas de pub « 5 fruits et 5 légumes » alors je vais faire comme si je savais pas… j’ai zappé. je suis tombé sur la roue de la fortune, que je regardais assidûment quand j’étais une pré-ado. autant dire, y a pas très longtemps.

la différence aujourd’hui c’est que mon fils était là (3 ans) et que comme un cri sortant du coeur, quand la dame blonde à forte poitrine est sortie d’une coulisse invisible, il a dit: « ooooooooooooooooooooooooohhhhhhhhh elle est beeeeeeeeeeeeeeelle ». Ce a quoi j’ai répondu: « oui euh, hein, euh, pas autant que maman quand même » (je risque d’être une sale belle mère moi). et il m’a rétorqué: « quand ma copine est là, toi t’es moche ».

presentatrice

ah.

ok.

je repasserai.

j’ai voulu zapper à nouveau, il m’en a empêché, et depuis, quand on rentre de l’école, il veut voir sa copine. alors depuis, on regarde la roue de la fortune. à chaque fois il me sort le même truc: « quand ma copine est là, t’es moche ».

merci mon fils.

j’ai voulu le filmer hier, alors qu’il s’était assis sur la table du salon, bien en face de la télé, afin d’avoir une vue plongeante sur un décolleté inexistant. Juste pour m’emmerder un peu plus, il n’a pas dit que j’étais moche. alors vous ne le verrez pas. par contre, il a répété plusieurs fois « il est pas joli lui, il est pas joli lui ». en parlant de Dechavanne, qui parlait un peu trop à son goût, puisqu’il attendait patiemment, la jambe frétillante, l’arrivée de sa douce.

merci weetabix. merci. pourvu que tu es raison.

vendredi, mars 13th, 2009

putain mais, si j’étais dépressive je t’aurai demandé une corde.

comment est il donc possible chers gros, que ceci existe: la journée farines de noix et noisette.

ça doit être passionnant. la cuisine à la noisette. (pour ne pas parler que farine quoi)

non mais sans déconnade.ce n’est pas un blog de cuisine influent ici hein. (contrairement à d’autres)

en même temps, aujourd’hui à l’école, j’y suis allée avec la gueule enfarinée, et le cerveau en compote. (si on doit vraiment parler cuisine) mais bon. dans la voiture j’avais même l’œil qui me grattait comme si j’avais eu une miette dedans. et c’est super chiant, parce qu’un œil à gratter, c’est pas gagné. essaye. bref. dans ces moments là, tu évites d’appuyer sur le champignon, c’est moi qui te l’dis… ça serait comme faire des pointes en danse classique, mais sans les chaussons. (un peu casse gueule quoi)(oui, c’est pour Carlito)(là, au fond)

puis j’ai eu droit à l’œuf sur le front d’un gamin, haut comme trois pommes, qui a voulu manger le goudron de la cour avec sa tronche… du coup, il était vraiment pas dans son assiette le pauvre.

puis je me suis aventurée dans l’explication du codage des cases d’un quadrillage, mais bon, un vendredi après midi aidant, j’ai fait chou blanc.

et j’ai fait l’erreur de sortir la peinture. du dégradé qu’on a fait putain. du dégradé. en fin de semaine… pffffouuuuuuuu c’était la fin des haricots les gros.

alors franchement hein, quand je vois que des journées pareilles existent là, les journées de la farine de noisette… finalement, je me dis que ce n’est pas que le 15 mars….

alala… je me demande si je vais pas avoir les cheveux poivre et sel avant l’heure. (quoi? c’est l’heure déjà?)(vas y te gêne pas, verse de l’huile sur le feu)(pppfffffouuuuuuuuuuu)

ouais ben j’ai fini moi, j’ai des fraises à sucrer.

salut!

j’ai pas fini d’arrêter…

mercredi, mars 11th, 2009

il faut pas que j’arrête d’arrêter, mais franchement hein, pfiou, les peaux sont à fleur d’émotions. (ou un truc comme ça).

de fumer je parle bien sûr.

je reçois tout dans la face, comme une grosse claque, qui soulève tes cheveux, et qui restent en l’air (mais ça, ça doit être la tramontane qui aide).

alors je parle pour tout, que ce soit positif ou négatif, ou neutre même.

putain, même le neutre devient super intense.

je donnerai quelques exemples, puis j’irai me coucher, parce que gérer mon cerveau non enfumé n’est pas chose aisée (tain, mais comment je parle)

– à l’école hier, j’ai pleuré comme une madeleine. inconsolable j’étais. « parce que les enfants malheureeeeeuuuuuuuuuux, parce qu’il faut faire quelque chose pour ces enfaaaaaaaants, que faiiiiiiiiiiiire?! y en a maaaaaaaaarre… » terrifiée j’étais par mon impuissance face à certains enfants. si loin de l’école en ayant les deux pieds bien dedans. si loin des apprentissages. si loin d’eux mêmes. de moi. pffffouuuu. (et c’est ma 8ème année en ZEP hein, je ne découvre pas). bon, après 3 cafés, un peu d’eau froide, et quelques épaules, tout est rentré dans l’ordre.ça c’était pour le négatif. dur.

– aujourd’hui, j’ai amené quelques vêtements et beaucoup de jouets chez Emmaüs. bon. putain mais, quand le gars là bas, à commencé à déballer les trucs, et qu’a chaque fois qu’il sortait quelque chose il me remerciait mille fois en me tendant la main, et m’offrait un sourire vrai (et j’vous assure hein, des vrais vrais sourires de pour de vrai, t’en vois pas tous les jours bordel). un vrai sourire édenté, qui pourtant rayonnait. putain mais, j’ai affiché à mon tour un vrai sourire à la con pendant 1h37 sans déconner. en repartant, tellement j’étais emplie de bonheur, mes zygomatiques ne décoinçaient pas. ça c’était pour le positif. beau.

– demain, mon mari aura sûrement un nouveau portable. quand il rentre à la maison, et qu’il annonce une nouvelle de la sorte, même les gamins ne le regardent même plus. quoique je mens, ils tournent la tête en laissant Tiji débiter des paroles seul pendant… 3 secondes, lui font un sourire, et hop voilà. ben moi c’est un peu pareil normalement. parce que bon, il change de portable tous les 3 jours aussi…  mais là, cette nouvelle sans intérêt m’a émoustillée. ouais. (bon ok, j’y voyais peut être un chouilla, l’opportunité de récupérer son iphone)(soyons honnêtes)(pffouuuuuuu) ça c’était pour le neutre. intéressant.

ben vous voulez que je vous dise? je vais continuer d’arrêter en fait…

la star du moment est chez moi!!!! (encore)

jeudi, mars 5th, 2009

bon les gros.

que les choses soient bien claires entre vous et moi. je ne vous oublierai jamais oh noooooooon oh grand jamais. même quand je serai blindée de millions (quoique hein)(remarque j’aurai un nègre littéraire à ce moment là.)(je serai trop occupée à faire les magasins dans toutes les capitales du moooooooonde)(

(je suis pour l’exploitation des enfants. n’oublie pas que je suis enseignante. huhu). ouais.

je m’explique: tu te rappelles sans doute que ma fille va être une très grande vedette? bieeeeen. hé bien au cas où il y a quelque chose qui chie dans la colle, il me reste toujours mon fils. je pourrai le faire travailler lui aussi, le succès sera total.

je vais encore une fois te laisser juge. tu verras que je suis une mère très objective. ouais. OUAIS.

et tu entendras aussi un peu, peut être, à ma voix, que quand à 20h et quelques il danse, chante ou veut faire caca… ben moi ça m’épuise quoi. parce que quand même, quand tu crois que ta journée mômes est terminée et bien non! quand y en a plus y en a encore… comme dirait l’autre.

mais il est mimi quand même (il est l’heure de dormir, et c’est quand même MOI qui lui demande de danser. chuis peut être un peu gaga finalement.)(et un peu con aussi ouais bon ça va)


bref. (encore une fois, mille excuses pour avoir filmé avec mon portable,mais bon, je me balade pas tout le temps avec la caméra hd machin dans la poche hein, scusez moi.)(du coup encore, je sais pas pourquoi, à la fin y a plus le son)(alors que moi je n’avais fait qu’éteindre la lumière hein)(ça a dû faire un court circuit neuronal quelque part.)(ouais)

wala.

c’est moi qui vais me coucher maintenant.

(mais j’vais pas faire caca avant.)

(je fais caca le matin moi)

(comme ça je fais pas « chier » les gens)

(huhu, je suis trop humoristique des doigts sur le clavier des fois…)

(bonne nuit)

8 mars.

lundi, février 23rd, 2009

En tant que femme et en tant que maîtresse d’école, je ne peux pas rester insensible à la Journée de la femme . le 8 mars c’est.

Et si je pousse à regarder plus loin que mon petit nez, je saurai qu’encore aujourd’hui, 776 millions d’adultes ne savent pas lire ni écrire, et les 2/3 sont des femmes. 776 millions…

difficile de compter sur les doigts, et difficile de quantifier tout ça dans mon cerveau, ça me fait exploser. exploser de rage, exploser de colère, exploser de tout plein de choses en fait.

si on se rend bien compte, nos journées défilent au rythme de l’alphabétisation. nous pouvons choisir, ne pas choisir, aimer, ne pas apprécier, acheter, vendre, vouloir, écrire, dire, échanger, partager, élever nos enfants, les soigner,  vivre… grâce à notre alphabétisation. nous existons.

toutes ces femmes dans le monde, n’ont pas cette chance là, et en fait, elles ne le savent même pas. et souvent elles ne le veulent même pas. mais elles ne savent pas pourquoi, c’est juste parce qu’elles n’ont pas la possibilité de choisir.

Et pis si tout ça vous semble bien loin, je peux vous dire que cet univers là, n’est pas si loin physiquement parlant que ça… comme je vous l’ai dit, je suis maîtresse d’école. j’ai commencé ma carrière dans une école « guetto », ou nous n’avions QUE des « gitans ». sédentaires. le statut de la femme, on en fait vite le tour. d’ailleurs, il n’y a pas vraiment de mémoire, pas d’histoire claire, pas de passé. c’est au jour le jour qu’on vit, sans penser à hier ni à demain.

et l’école, de toutes façons, ça ne sert pas à grand chose pour se marier à 13 ans et pondre des gosses. j’ai participé à quelques séances, au cours desquelles nous invitions les mamans gitanes. toujours les mêmes, celles qui accordaient une légère importance à l’école. sans savoir lire ni écrire. croyez moi il est très difficile d’aller chercher les autres. c’est un travail de chaque jour, un parcours semé d’embûches, et des fois, tu prends un peu la place de Don quichotte…

mais il y a des victoires, plus fragiles que d’autres, des succès, des échecs… comme dans toute bataille.

une bataille est menée par aide et action , qui est sur le terrain, et mène des actions en faveur de l’éducation des filles et des femmes pour qu’elles soient mieux armées pour changer le monde, leur monde, notre monde.

ne l’oubliont pas.

je l’ai écrit. tu l’as lu.

point barre.