Archive for janvier, 2012

boom boom boom…

mercredi, janvier 25th, 2012

Tu vois, j’attendais un peu d’avoir une histoire, une broutille à raconter, dans ma vie monotone.

Hé bien c’est chose faite.

Hier soir, en rentrant de l’école, direction celle de mes enfants, je vois sur le bord de la route à peu près… ça:

 

Boom.

Tu comprendras aisément que je n’ai pas pensé à prendre de photo, alors on se contentera de celle ci, dont la voiture a exactement la même position…

Je freine… je regarde, une voiture était arrêtée a côté un mec en descend et va vers le ravin… j’ouvre ma fenêtre, demande si il y a besoin d’aide, et là… j’entend des gosses hurler. OH PUTAIN. Y a du monde dans la bagnole.

Boom. boom.

Ni une ni deux, j’arrête la mienne sur le bord, cours à la voiture, et je vois qu’il y a 3 gosses dedans, et la mère.

Frissons.

Le gars qui s’était arrêté, commence à ouvrir la malle, il y arrive, et on peut parler à la mère. Pendant qu’il pose quelques questions, je cours à la mienne de voiture, je sors un triangle de signalisation, et je vais le foutre un peu plus loin… il n’y a pas vraiment de place pour les voitures qu’on a arrêté, ça serait bien de pas causer un autre accident…

Boom.

Je reviens, et on sort les deux gamins qui étaient dans des sièges à l’arrière par la malle. 3 ans et 2 ans. un peu en panique. Je leur met une couverture à chacun, les assoie dans le ravin, à une dizaine de mètres de la voiture (au cas où celle ci décidait de bouger) et m’en retourne là bas pour sortir le bébé. Le gars qui était avec moi parle à la mère, qui dit ne pas sentir de pression aux jambes. PUTAIN!

Bon, faut sortir de bébé qui est devant. siège passager.

Boom. boom. boom.

Je grimpe sur la voiture, essaie de tirer la poignée… pas moyen. la portière est trop lourde, la poignée en plastique… impossible d’ouvrir.

Et ce gamin qui hurle, qui hurle…

Une infirmière s’arrête. ENFIN! c’est qu’on ne nous voie pas dans ce putain de ravin!!!

Elle court, vient aussi au dessus de la voiture, essaie la portière, pas moyen.

Un pompier qui passait par là s’arrête. Il sort un pied de biche…

Ouverture de portière!!! enfin!!!

Boom.

On sort le bébé… qui s’arrête instantanément de pleurer quand il se retrouve dans mes bras. j’en ai encore la chair de poule. je vérifie rapidement qu’il n’a rien. Cours aux autres gamins qui n’ont pas bougé d’un millimètre…

je prends les 3, on m’aide à les sortir du ravin, je les mets dans ma voiture, chauffage à fond, et je me mets à chanter. (chair de poule encore).

boom. boom. boom.

Plus je chantais, plus il souriaient.

Pendant ce temps, nous n’avions pas touché à la mère. Et 15 longuissimes minutes après, les pompiers sont arrivés.

Et moi je chantais encore, la boule au ventre.

Le petit blond me dit les larmes aux yeux: « a watoure a fait boom. boom. et maman? a watoure. boom »

Boom. boom.

Et je chante et il sourit…

Moi, je ne sourirai VRAIMENT que quand je verrai sortir la mère en bonne santé. Ce qui a été le cas.

Et ce bébé dans les bras.

Et ces enfants sous leurs énormes couvertures.

Et les chansons.

boom. boom.

Les pompiers arrivent dans ma voiture. Je m’arrête de chanter. Ils pleurent.

boom. boom. boom.

Et bien je chante encore… et je leur sourie… « vas y, serre le doigt ganté de bleu du monsieur, vas y t’es trop fort mon loulou! » et on rigole… boom boom.

Les enfants vont bien.

On va les amener à la mère, qui est déjà dans le camion.

Un qui part, le deuxième… Et le pompier qui veut prendre ce bébé dans mes bras, qui se remet à pleurer.

Boom.

Non, je ne te lâcherai pas, c’est moi qui t’amènerai à ta maman. Le pompier est d’accord. Il ne pleure plus.

Je chante.

Il sourit.

Je monte dans le camion… Je le tend à la mère en pleurs, et je m’éclipse…

Boom boom.

Je m’en vais sans regarder derrière, je m’en vais laissant cette scène d’apocalypse, mais pas grave finalement.

Et je m’en vais, les jambes maintenant tremblantes et les larmes aux yeux.

Je démarre et je vais chercher mes enfants, avec une descente d’adrénaline affolante. je suis obligée de m’arrêter quelques secondes pour reprendre mes esprits maintenant.

Tout va bien maintenant, personne n’est blessé, plus de peur que de mal tout ça…

Et je m’en vais.

Boom.

Quelle journée!

mardi, janvier 10th, 2012

Tu vois, dans la vie, il y a des jours où ça ne tourne pas rond… Hé bien, autant te dire que ça reste carré jusqu’au bout.

Ce matin était la première journée d’observation d’une stagiaire dans ma classe, qui va rester 2 semaines dans le monde des bisounours…

Tu comprendras aisément, que mon professionnalisme qui n’est plus à défendre veut que d’habitude je fais TRÈS bien ma classe, et que quand j’ai des stagiaires je fais TRÈS bien ma classe, avec beaucoup d’explications supplémentaires sur mon cahier journal (alala modestie quand tu nous tiens…)

Bref.

Donc hier soir, j’ai bossé pendant… 3 heures, pour bien bien bien préparer à fond ma journée, avec des fiches de prép de la tuerie, avec des fiches concoctées maison… bref. Le top du top. (modestie… blablabla)

Mais revenons en à nos moutons, après cette mise en situation contextuelle nécessaire.

Ce matin, j’arrive à l’école, et là, HORREUR… je m’aperçois que j’ai TOUT oublié dans mon imprimante… à la maison.

Inspire, expire, inspire, expire…

Allez c’est pas grave, je vais refaire les deux fiches sur l’ordi de l’école vite fait, et tant pis pour le cahier journal qui est assez frais dans ma tête pour la journée… je lui montrerai jeudi… à la stagiaire…

Je mets trois plombes donc à retaper mes fiches…

Et là, l’imprimante de l’école ne veut pas fonctionner.

Et les parents sont déjà dans le couloir, et les enfants braillent déjà.

Je dois quitter le bureau… Et je SUPPLIE le directeur de me sauver la vie.

Il accède…

Je pars dans ma classe… et ce n’est qu’une heure après, après moultes et moultes manipulations qu’il réussit à faire marcher la fâcheuse imprimante.

Mais bon, je suis sauvée…

mais la matinée commence et j’ai déjà transpiré des litres…

 

 

A la récré, rien à signaler de spécial, à part un oeuf sur une tête, un coup de pied sur un bras, un ongle retourné et les pleurs d’un enfant qui à peur du vent… la routine quoi.

 

L’après midi… chez les petits, 3 pipis au lit. Dont un non-assumé. C’est qu’il a beaucoup transpiré soi-disant… bon.

 

Le soir arrive… bon, c’est l’heure d’aller chercher mes mioches… ouf, un bon petit moment d’amour et de bonne humeur… sans speed tu vois..

 

Hé bien que nenni…

Déjà, j’arrive à la garderie, et j’ai face à moi deux têtes d’enterrement. Chouchou parce que tu comprends il est en train de jouer… et il s’amuse beaucoup pffffooooouuuuuu. ça fait plaisir. Et puis je comprends parce qu’à la maison il a pas de jouets pauvre enfant…

Et chouchoutte parce que pffffoooouuuuuu t’arrives tôt et tu comprends elle dessine pffffffoooouuuuuu. ça fait plaisir. Et puis je comprends parce qu’à la maison elle a pas de feutres pauvre enfant…

 

Et puis y a eu le repas qui n’était pas à leur goût… et la douche que c’est pénible de devoir tout le temps se laver, et l’histoire du soir que c’était pas celle qu’ils voulaient TOUS LES DEUX.

 

Tu sais quoi? Je vais aller me coucher, car sinon je risque de pouvoir écrire un roman…

 

Bonne année et tout et tout…

lundi, janvier 2nd, 2012

oh oui hein ça va ça va… je suis encore vivante…

BONNE ANNÉE LES GROS!!! (mon dieu que c’est original)

 

En gros et en vrac:

Je ne t’oublie pas, tu sais, d’ailleurs, je reviens bientôt avec du concours, pour faire gagner du cadal… alors tiens toi prêt hein…

Et éventuellement, avant ça, je te raconterai mes vacances (puisque tu n’es pas sans savoir que les profs sont toujours en vacances, et que donc, j’en ai bien profité pendant deux semaines…)

En attendant, voici la réflexion du jour de Chouchou (je rappelle que Chouchou a 6 ans, pour ceux qui auraient oublié ou ceux qui débarquent… ou ceux qui en fait, à la base, n’en ont rien à faire)

 

Contexte: vacances chez abuelito et abuelita (papy et mamy pour les non Ibèrophones…)

– Maman, mamaaaaaaaaaaan, j’ai quelque chose à te dire.

– Oui fils, j’t’écoute…

– c’est très important tu sais

– mmmmhhhh

– non parce que tu sais, ça fait du bien au coeur.

– mais de quoi tu parles?

– ben tu sais, les vacances chez abuelito et abuelita ça me rappelle mes souvenirs d’enfance…

 

Voilà.

C’est beau. hein?

 

Et Chouchoutte de me dire que abuelito et abuelita, ben c’est les meilleurs grands parents du monde mondial (même si abuelito dit 129 fois par jours « Collons » –> une sorte de « PUTAIN! ibérique…)

 

Voilà, autrement dit, nous sommes un peu dans le monde des Bisounours… et on aime ça!