Dis, tu veux faire l’amour avec moi ? – #5

Houlala.

Oui, je sais.

Mais je ne dirai rien.

Ainsi soit-il et toussa.

 

Me revoilou, contrainte et forcée, avec de la pression qui m’fait péter les tympans.

pourquoi? parce que la Rach, ben elle a lancé un truc que tu dois écrire de ta plus belle plume, encore faille-t-il que tu es une plume.

Et tu t’passes le bébé, de blogueuse à blogueuse, comme tu le ferais avec un vrai bébé si c’était possible. (surtout la nuit).

Et, je ne pouvais refuser d’écrire au risque de perdre définitivement toute ma réputation bloguesque que je me donnasse le mal de construire tout au long de mes années de jeunesse.

Voici donc, les gros, l’histoire de l’amour, avec les auteurs correspondants:

 

 

 

#1 Raquel :

Lia s’était arrêtée quelques rues avant pour reprendre ses esprits. De toutes façons elle avait bien 10 minutes d’avance. Elle se remémora les longues semaines d’attente, l’excitation des derniers échanges, l’insomnie de la nuit passée. Elle inspira longuement, ça y est, elle y était, dans quelques minutes elle serait avec lui. Une dernière vérification dans le rétroviseur, elle n’était pas trop mal, plutôt jolie même. Elle redémarra la voiture en croisant les doigts, ça allait bien se passer de toutes façons, elle le savait.

Simon attendait au coin de la rue, il retint son souffle en appercevant les phrares, c’était elle. Elle se gara juste devant lui et coupa le contact, elle tremblait.

#2 Cathy la râleuse (qui ne râle plus) :

L’homme qui se tenait devant le capot de sa voiture n’avait pas changé.

Combien de temps s’était écoulé depuis son départ ?
Voila des semaines qu’elle comptait même si elle n’avait jamais oublié que Simon s’était envolé depuis 2 ans, 4 mois et 6 jours.

Le temps etait suspendu.
Lia revivait un moment douleureux de sa vie. Ce matin de janvier où, le couperet était tombé.

– » Ca n’est pas simple… une autre femme… tu mérites mieux… » lui avait écrit Simon.

Dévastée, elle n’avait voulu aucune explication, elle s’était murée dans sa colère puis dans son chagrin.

Il etait là dans la lumière des phares, il ne semblait pas sourire vraiment.

Sentait-il lui aussi cette tension ?

Lia respira profondément afin de calmer son coeur affolé et se composa un sourire amical.

#3 Zette :

Rien. Il ne fallait que rien ne trahît de ce sourire de façade. Lia devait avoir changé. Le départ de Simon devait absolument l’avoir faite évoluer. Elle devait être devenue forte, indépendante, maîtresse-femme, pas la petite-amie soumise, dévouée et potiche qu’il avait transformée, façonnée à son image. Elle devait même s’être inventée un amant, un cercle d’amis, un poste à responsabilités et le remercier finalement de l’avoir plantée en quelques mots.

Elle sortit de sa voiture, comme dans les films qu’il détestait tant, un talon de 12 à la semelle rouge crissa sur le bitume détrempé de cette rue déserte. Les bas résilles galbant ses mollets lui feraient probablement de l’effet, elle le savait, elle qui n’avait jamais voulu céder à ses fantasmes. Elle ajusta sa jupe fendue étroite, en cuir, comme il les aimait tant -chez les autres-.

Elle pivota sur ses fesses et lui fit face.

 

#4 Kashyle :

Elle avait du mal à maîtriser sa respiration et s’en voulait de se sentir autant sous son emprise. Ses joues rouge cerise ne laissaient aucun doute. Elle dégagea ses épaules vers l’arrière afin de mettre en valeur son décolleté pigeonnant montrant  deux fruits bien fermes. Décochant son plus beau sourire,  elle lui dit d’une voix qu’elle aurait voulu plus ferme :
» Salut Simon, ça fait longtemps. »

Il lui sourit en retour mais ne dit rien, tendant sa main pour lui enlever une mèche tombée sur sa joue. Ses doigts savouraient la peau au velours de pêche. Elle frissonna de cette caresse qui s’attardait, promesse de moments charnels d’une intensité insoutenable.
Non il ne fallait pas. Elle ne voulait pas, elle ne voulait plus se laisser emporter par ses sentiments envers lui, elle avait déjà trop souffert. Pourtant elle n’arrivait pas à le repousser.

 

(et voilà ma contribution)

Mais toutes ces secondes sans lui avaient étaient insoutenables. Elle ne savait pas très bien à quel sentiment correspondait ce frisson qui la parcourait de la tête aux pieds.

L’amour? Elle l’avait connue. Car cette main, il l’avait passée sur son visage tant de fois, et elle s’était appuyée contre elle en oubliant le monde qui l’entourait, petite mort aidant…

La peur? Elle l’avait connue. Car cette main, il l’avait passée sur son visage tant de fois, et elle s’était écartée brusquement, sans bruit, malgré toutes ses plates excuses.

La haine? Elle l’avait connue. Car cette main, il l’avait passée sur son visage tant de fois, et elle avait crié, hurlé tout ce qu’elle avait sur le coeur.

Tout était confus, amour? peur? haine?

Cette main, il l’avait passée sur son visage tant de fois…

Il fallait qu’elle se ressaisisse. Car tout était calculé. Tout était écrit. Tout était réfléchi. Elle devait réussir ce qu’elle s’était fixée. Elle devait aller au bout. Il fallait qu’elle se ressaisisse, oui. Tout allait s’éclaircir. Il fallait juste qu’elle oublie… cette main.

 

 

wala walaaaaaaaa!

Et je passe la patate à….Aaaaaaaaagggiiiiiiiiieeeeee!!!!

(Bon ça y est? je peux vaquer à mes occupations?)

(merci)

(vous êtes bien aimables)

(salut)

(définitivement, j’adooooooore les parenthèses)