mercredi, jour des enfants.

J’en peux plus, j’en peux plus.

Je cours presque plus, quand je travaille que quand je travaille pas.

En même temps, c’est pas dur, car quand je cours avec des mioches de 3/4 ans, on va pas bien vite.

Soit.

J’en peux plus, j’en peux plus.

Aujourd’hui, jour de repos des enseignants.

QUE DALLE.

En 3h30 je devais: amener Chouchou chez l’orthophoniste, puis, courir l’amener chez l’ORL, puis, amener les deux à la piscine…

Mission impossible?

Ben oui, mission impossible mais accomplie.. je m’explique.

J’avais pris soin de laisser chouchoute entre les mains de belle-mère-belle-soeur. Histoire de ne courir qu’avec un seul boulet au pied… (ahem)

– étape orthophoniste: Chouchou est en forme, en salle d’attente, il a décidé de sauter de carreau en carreau sans toucher les lignes du sol… non stop pendant 10 minutes. non stop. J’explique à l’ortho qu’il doit sortir pile poil à l’heure, car j’ai 15 minutes après un rendez vous chez l’orl. Elle n’en tiendra pas compte, et me le sort 7 minutes en retard. 7 minutes? t’as pas idée comment ça peut être terrible dans une journée comme aujourd’hui et comment ça peut te faire grimper la tension à 19.

Il ne sort pas à l’heure, donc, je pars en courant, juste le temps de la remercier, chouchou volant derrière moi…

– étape orl: pas moyen de trouver une place pour se garer. Je tourne pendant 10 minutes (autant te dire que j’avais déjà 20 minutes de retard). Pendant que je tourne (tourne tourne, petit moulin) l’orthophoniste m’appelle: « vous avez, dans la précipitation oublié votre carte vitale. » MERDE. « Je repasse après la piscine… puisque après la piscine, j’avais rien d’autre à faire que parcourir 15 bornes supplémentaires. Aller-retour. je tourne encore, puis je l’aperçois. La place. Je m’y colle. Chouchou s’est endormi… MERDE. Je cours à l’horodateur… J’ai 1 euro, je le met… la machine n’en veut pas et me le rend. Je remet, il faut bien qu’elle le gobe cet euro… et vite, j’ai laissé mon fils dormant dans la voiture!!!!!… Mais rien à faire…

Alors je m’en retourne à la voiture… Je réveille le beau au bois dormant, je fouille partout, trouve 60 centimes, pars avec un enfant bougon et râleur, et chiant entre le pattes. En courant. Non non, la machine n’en veut pas. à CHIER.

cours cours, Chouchou, on est à la bourre!

24 minutes de retard. Si peu… du coup, 2 personnes passent avant nous… on est passés à 15h57 au lieu de 14h45. Mais ça va aller, on ira à la piscine, pleure pas…

« votre carte vitale s’il vous plaît? » « euh… ben non »…

Comme chouchou entend bien, je chuchote: « vite vite, faut aller chercher chouchoute »

-étape piscine:

gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii. Traces de pneus. On s’arrête net. Avant même de monter dans la voiture.

Mon regard est attiré par ce bordel:

L’étape piscine se retrouve donc court-circuitée par…

– étape police municipale:

« non mais vous comprenez, c’est simple, je sens que je vais me mettre à pleurer dans les minutes qui suivent, journée de merde. Tellement de merde, que si j’vous raconte comment j’ai couru vous m’croirez pas, ou vous pleurerez avec moi, alors autant ne rien vous raconter, et ne pas perdre notre temps (j’ai piscine) puis vous m’faites sauter le PV… Parce que je suis de bonne foi bordel, et que putain de merde, je vous amène par la main vérifier l’horodateur de sa mémé… »

comme un robot, la nana me tend un papier « faut faire une réclamation. On ferme, il est 17h. Au revoir. »

Putain 17h!!!

Piscine dans 30 minutes!

– étape: ramassage de Chouchoutte. 1 minutes, 12 secondes.

– étape piscine (ah ben quand même!) (les petits poisson daaaaaaaaaans l’eau nagent nagent nagent nagent nagent…)

Séchage, Rhabillage, embarquage… vite vite.

– étape récupérage de carte vitale.

l’étape faut faire la bouffe arrive, puis viendra vite vite l’étape faut donner les bains, puis vite vite, l’étape lecture d’histoire et l’étape couchage. Vite vite.

– étape je-vais-faire-un-billet-sur-le-blog-ça-m’évitera-ou-pas-d’aller-voir-un-psy.

  • Bienvenue au club des éleveurs de prunes.
    BON!
    Faut respirer, sinon tu pourras pas péter.

  • ça aurait pu être pire
    quelqu’un aurait pu te dire « putain, c’est la belle vie vous les enseignants hein, feignasse. »