un ballon blanc… deux ballons blancs…

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Ce soir, je suis allée chercher mes enfants à l’école, et puis nous avons été directement à la petite place, où un lâcher de ballon avait lieu.

Ah c’est beau c’est fun. Oui mais.

Chaque ballon représentait un enfant.

Ah c’est beau c’est fun. Oui mais.

Un enfant disparu.

Chaque ballon représentait un enfant, tué, torturé, capturé, enlevé, ou que sais-je encore…

C’était très symbolique et tout autant émouvant.

A chaque ballon, nous avons accroché un petit mot. Un petit mot écrit par les enfant, pour ces enfants.

« Je vous aime » qu’il a voulu écrire Chouchou. « Tu retrouveras vite ta maison » qu’elle a voulu écrire chouchoutte.

C’était super intense bordel. Et Tania me dit: « maman, t’as l’air toute triste » Alors je lui explique pourquoi. Et du haut de ses 6 ans, avec tout ce qu’elle peut comprendre, elle me dit: « Tu sais, maman, peut être que le ballon va partir là où on a pas cherché encore. Et là y aura un enfant disparu. Et là, il retrouvera son papa et sa maman. » Alors j’ai juste dit: « peut être » Et il était temps de lâcher les ballons.


Peut être…

Je reprendrais pour clôturer ce billet, les paroles de la présidente de l’association « mouette » , qui a organisé ce lâcher de ballons:

« L’enfant, thème à la fois merveilleux et douloureux. Merveilleux lorsqu’il est aimé, choyé, protégé. douloureux lorsqu’il est mal aimé, maltraité, abandonné, abusé et trop souvent assassiné. C’est pour lui que La Mouette se mobilise. L’enfant est précieux, aussi fragile qu’un coquelicot. De l’amour et la tendresse qu’il aura reçu dépendra sa vie adulte. A nous de faire en sorte que la vie de l’enfant bascule du bon côté et à nous d’assurer pour les générations futures un équilibre construit dès la naissance, qui fasse des adultes heureux, épanouis et bons. »

Voilà.

Je crois que tout est dit.

  • Ca me touche j’en ai les larmes aux yeux! Ces pauvres enfants, ces pauvres familles c’est terrible! Je n’ai qu’une envie c’est de serrer mes enfants très fort….

  • Femin’elles: bah, je me suis rendue compte, que perso, c’est ce que je faisais. Au début mes enfants et leur ballon étaient à 1 ou 2 mètres de moi. Puis petit à petit, je les ai attiré vers moi et quand on a lancé les ballons, ils étaient presque dans ma chair tellement je les serrais fort! 🙂

  • On donne toujours la parole aux grands pour parler de la douleur d’un enfant disparu, mais on devrait aussi songer à ce que voient les enfants de cette situation.
    Un autre regret également, celui que ça n’a pas forcément fait la Une de la presse.

  • Zette: ouais. Enfin. Aujourd’hui, pour le coup, ben ça fait la Une du blog. Point barre. ça plombe un peu « l’ambiance » (youhou!) mais bon.

  • bon bah… moi j’ai arrêté la musique environ à la 5ème ligne.
    pauvres loulous 🙁

  • Tout est dit, oui. C’est touchant et très beau. L’émotion est palpable dans tes mots…

  • Quelques lignes pour beaucoup d’émotions et de pensées envoyés vers ces enfants maltraités…

  • En effet, c’était super émouvant … Puis tes doudoux n’ont rien arrangé avec leur petits mots 😉

  • c’est très émouvant… et je trouve effectivement dommage qu’on en ai pas entendu parler…

  • Raquel: oui ben moi, je l’adore cette chanson, faut croire que j’adore pleurer. Appelez moi fontaine.

    Océane: merci.

    Enaco: pourvu qu’un ballon les ai atteint…

    MissBrownie: ah oui non mais à chaque fois, ils en mettent une belle couche…

    Eddie: même en local, on en a pas trop entendu parler…