mais qu’est ce que tu nous ponds??

je parlais de souvenirs dans mon précédent billet.j’ai vu cet après midi une amie qui m’est très chère, et qui est sur le point d’exploser. forcément, tu t’en prends plein la gueule devant tant de beauté.

je me rends alors compte que deux de mes plus précieux souvenirs, je ne les ai pas partagé avec vous les gros. deux souvenirs très très différents, pour une même chose: un accouchement. alors petit à petit (parce que ces souvenirs là ne se racontent pas en deux mots) je vais vous faire part de la naissance de mes deux merveilles.

laissez moi vous conter tout d’abord mon accouchement de chouchoutte.

chouchoutte était prévue pour le 07 novembre 2003… ce jour là, elle ne voulait apparemment pas pointer le bout de son nez, et moi, qui avait passé une grossesse de rêve, je « m’inventais » des contractions (ben oui je n’en avais jamais eu auparavant, alors je les cherchais… « ah tiens, je crois que j’ai une contraction là, oui oui, je crois, j’ai le ventre qui durcit » que je disais… cela me fait aujourd’hui, doucement sourire…

alors je suis partie à la maternité, et en rentrant, le sourire aux lèvres après une si longue attente je dis: « bonjour!! je viens accoucher ». La sage femme, me regarde, me dit: « héhé, avec le sourire… on verra bien… » du coup je l’ai traitée de tous les noms dans ma tête… et 1h après j’étais chez moi. col fermé.

le lendemain, je m’en vais marcher des kilomètres et des kilomètres: « tu vas descendre oui!!! » et le soir à 23h, je sens quelques contractions. les vraies cette fois ci, mais pas spécialement douloureuses…

là par contre ils m’ont gardé, car vers minuit, j’ai perdu les eaux… je n’étais quà deux de dilatation m’a dit la sage femme: « bof, pensais je, un tit moment et je serai a 10 et hop, Chouchoutte parmi nous. » ouais. je suis quelqu’un de super positif. ouais. ou utopiste? :p

vers 2h du matin, les contractions ont commencé à devenir insupportables, j’ai appelé la sage femme, qui m’avait installé dans ma chambre sans monito ni rien, puisque d’après elle, y en avait pour long. Mais le problème c’est que moi je commençais à me taper la tête contre les murs… alors je l’ai appelée pour avoir la péri…. difficile demande un samedi, à deux heures du mat, week end à la veille du 11 novembre, ou tout le monde a demandé à faire le pont… mais pourquoi donc je m’embarque dans des situations bizarres moi… eeeeeeeenfin bref.
« oui oui » me répond la sage femme, je vais prévenir l’anésthésiste… » Il doit bien dormir ce salop!

2h, 3h, 4h, 5h… mon dieu que c’est long!! je crois que j’ai oublié un instant ce que je venais faire là!!! la folie s’est emparée de moi pour me permettre de survivre!! les secondes duraient des heures, les heures des journées entières… PUTAIN COMME LE TEMPS EST QUELQUE CHOSE DE RELATIF LES GROS!

5h, 6h, 7h… le voilà!!! « madame, nous allons passer en salle d’accouchement, l’anesthésiste va arriver » ouffff, après avoir tout essayé, respirer, quatre pattes, tenue au mur, tenue au lit, tenue au formidable, couchée, assise, debout… tout cela va s’arrêter!!

je passe en salle d’accouchement: un anesthésiste mal luné, avec encore le trait du drap sur la joue (quelle idée aussi de le réveiller de si bonne heure, pour « même pas » une urgence, un samedi matin!) arrive. Il la place, elle, la sauveuse, l’attendue, le miracle: la péri.

à partir de là tout va beaucoup mieux… pas pour très longtemps, faut pas déconner. la sage femme regarde: vous êtes à 4… hé bien dites moi, ça n’a pas beaucoup évolué!!! c’est bien la peine d’avoir des contractions pareilles!!

mais ça va beaucoup mieux, je suis sereine à présent. j’attends ma petite choucoutte avec le sourire, je lui parle, la caresse à travers mon ventre… puis y a roulement de service, une nouvelle sage femme arrive à 8h. j’étais alors à 5 apparemment. Elle regarde, fronce les sourcils. s’en va.

8h, 9h, 10… elle revient. je n’ai pas bougé. j’entends toujours le coeur de ma fille sur ma gauche… mais ce rythme ne m’endors pas, je suis surexcitée, prête à l’accueillir.

10h, 11h, 12h… je n’ai toujours pas bougé. le « gynéco-cowboy » de service arrive. il regarde, regarde le dossier et dit ni plus ni moins: « va falloir songer à la césarienne, elle ne dilatera pas plus. ».

à suivre…

  • et depuis t’es à 5?
    pas très compétent ce gynécowboy.

  • bon.
    comme je veux pas d’enfants parce que tout ce qui touche de près ou de loin à ce qu’on appelle communément accouchement me fait hurler de dégout, je t’avoue que je me suis arrêtée à quand tu insultes l’anesthésiste.
    mais si c’est pas trash, préviens moi, je finirais!

  • Mélina: ouais, le gynécowboy etait plus owboy que gynécow.

    Camille: de dégoût? ah ouais? ben c’est pas vraiment trash non, enfin, j’en sais rien, c’est relatif… et en plus l’histoire n’est pas finie alors…

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