le tracteur, ou comment avoir une vie abracadabrante.

je t’avais déjà raconté que des fois c’est la chkoumoune voituresque. et en général bien sûr, c’est quand t’es à la bourre (souvent), où que t’en as vraiment marre et que t’as envie de rentrer chez toi. Hier en l’occurrence, je devais aller chercher mes enfants à la garderie du soir, tard, puisque hier c’était mardi et que le mardi c’est permis de faire des heures sup’. Le truc c’est que tout est millimétré à la seconde le mardi. autant te dire, plus qu’une simple règle ou qu’une super montre. Il n’y a pas de place pour l’imprévu dans ma vie, de 18h à 18h30, tous les mardis.

bref.

Me voilà partie, la tête encore pleine d’additions du type 3+5= 9… quand tout à coup: ça

tracteurputain.

tu te sens vachement seul.

mais tu n’as qu’à regarder dans ton rétroviseur pour constater que tu ne l’es pas, que tu te traînes une queue jusqu’à Paris.

Là c’est la panique. Puis tu te dis: « reste zen, prends une tite guitare et joue un peu de musique, ça te détendra ». mais non seulement, tu ne sais pas jouer de la guitare, mais tu n’en as pas, là, à portée de main. Alors tu prends ton téléphone, tu prends une photo et tu te dis « bon, c’est pas grave, tout n’est pas perdu, c’est blogable, je vais montrer combien ma vie est excitante ».

Et puis je suis arrivée 3 minutes en retard à la garderie…