Là où je dis que je raconte et qu’en fait je raconte rien.

ça y est. j’ai décidé que c’était aujourd’hui que je te contais la naissance de mon deuxième n’enfant.

ouais.

je te le concède, c’est pas toujours de la franche rigolade, rapport à ce que je raconte d’habitude avec une grâce propre ok, mais bon, c’est ça aussi la vie les gros hein, c’est pas qu’une vague histoire de tracteurs, de fleurs et de foufoune. (quoique là…)

mais bon, t’en vas pas tu vas rigoler, parce qu’il va y avoir du cul nul dans les couloirs. ouais. quoique tiens, ça sera dans la deuxième partie de l’histoire, histoire de teaser encore grave.

bref.  (avant toute chose, je tiens à signaler qu’étant un peu tarée, j’ai désiré cet enfant quand la première a eu tout juste 1 an. ouais. parce qu’on est comme ça. et c’est important hein, parce que tu te retrouves avec deux mioches à la maison après ça. et petits. et qui grandissent en même temps ces cons. Alors c’est pas parce que c’est entre parenthèses que c’est pas important ok?)

c’est parti:

j’ai eu les premières contractions vers 5H, mais le formidable étant disk jockey à l’époque, et moi même ayant attendu un samedi matin pour me décider à pondre, j’ai pris la décision de le laisser dormir. enfin, quand il est arrivé a 6h quoi.

mais bon, après avoir joué avec chouchoutte, été chercher le pain, être passé au parc en me tenant très fort au putain de toboggan et en faisant un sourire crispé aux femmes qui me regardaient, après avoir pris une tisane… je me suis dit vers 11h30 que ouais, il allait arriver ce con, avec deux semaines d’avance!! mais je ne voulais pas de césarienne moi. alors je tiendrai jusqu’à dilatation totale à la maison bordel de couille!!!! (oui, je parle mal quand j’ai mal.)(remarque quand j’ai pas mal aussi)

Je me douche.
je me dis « attends un peu encore, attends un peu… »
je fais pipi une bonne dizaine de fois.
je me dis « attends un peu attends un peu… »
je m’assois, je me relève, je tourne en rond, et je décide d’aller réveiller mon mari.

« cheri, va falloir y aller la »
« mmmmhh »
« non mais va falloir y aller, je te prépare un café et hop on file » (putain je lui prépare un café quoi… pffouuuuuuuuu)
« mmmh »

il se lève, s’assoit sur le canap (qui ne venait pas de chez conforama)(enfin, bon), pas trop conscient que c’est pour dans pas longtemps.
quand il réalise (vu mon regard noir)(parce que quand même faut pas déconner hein)
il saute du canap, enfile un pantalon, et le yeux a moitié ouverts encore me dit « allez ben on y va!!!! »

et on est arrivés à la maternite vers 12h45…

à suivre.

ouais.

  • l’aurait plus manqué qu’on te colle en salle de travail et lui en salle de décontamination
    alors là on était beaux tiens.
    je me rappelle très bien de la naissance de mon second, tellement ça a été net et sans bavures.
    1/4 d’heure entre le pantalon sur les chevilles et le coupage du cordon.
    le gynéco est arrivé après la bataille, avec la trâce du drap sur la joue.

  • Heureusement qu’il venait pas de chez confo !!

  • Pfffiou ! Tu m’as foutue mal au bide là !

  • Mélina: et les autres alors?

    lili: oui hein, pfiou, on l’a échappée belle!

    eletroménagère: waou, c’est ptêt des contractions… ouias? non? ah :p

  • putain, je l’avais raté, çui la.

  • Camille: ouais. j’avais vu. ouais. 🙁

  • Ouais ben moi les deux fois c’était en pleine nuit…
    Imagine l’état de l’homme..
    Complètement à côté de ses savates, il était..

  • ah ouais. ah ouais. au moins il y était à côté de ses savates. il aurait pû laisser les savates et se barrer hein…