j’ai pas fini d’arrêter…

il faut pas que j’arrête d’arrêter, mais franchement hein, pfiou, les peaux sont à fleur d’émotions. (ou un truc comme ça).

de fumer je parle bien sûr.

je reçois tout dans la face, comme une grosse claque, qui soulève tes cheveux, et qui restent en l’air (mais ça, ça doit être la tramontane qui aide).

alors je parle pour tout, que ce soit positif ou négatif, ou neutre même.

putain, même le neutre devient super intense.

je donnerai quelques exemples, puis j’irai me coucher, parce que gérer mon cerveau non enfumé n’est pas chose aisée (tain, mais comment je parle)

– à l’école hier, j’ai pleuré comme une madeleine. inconsolable j’étais. « parce que les enfants malheureeeeeuuuuuuuuuux, parce qu’il faut faire quelque chose pour ces enfaaaaaaaants, que faiiiiiiiiiiiire?! y en a maaaaaaaaarre… » terrifiée j’étais par mon impuissance face à certains enfants. si loin de l’école en ayant les deux pieds bien dedans. si loin des apprentissages. si loin d’eux mêmes. de moi. pffffouuuu. (et c’est ma 8ème année en ZEP hein, je ne découvre pas). bon, après 3 cafés, un peu d’eau froide, et quelques épaules, tout est rentré dans l’ordre.ça c’était pour le négatif. dur.

– aujourd’hui, j’ai amené quelques vêtements et beaucoup de jouets chez Emmaüs. bon. putain mais, quand le gars là bas, à commencé à déballer les trucs, et qu’a chaque fois qu’il sortait quelque chose il me remerciait mille fois en me tendant la main, et m’offrait un sourire vrai (et j’vous assure hein, des vrais vrais sourires de pour de vrai, t’en vois pas tous les jours bordel). un vrai sourire édenté, qui pourtant rayonnait. putain mais, j’ai affiché à mon tour un vrai sourire à la con pendant 1h37 sans déconner. en repartant, tellement j’étais emplie de bonheur, mes zygomatiques ne décoinçaient pas. ça c’était pour le positif. beau.

– demain, mon mari aura sûrement un nouveau portable. quand il rentre à la maison, et qu’il annonce une nouvelle de la sorte, même les gamins ne le regardent même plus. quoique je mens, ils tournent la tête en laissant Tiji débiter des paroles seul pendant… 3 secondes, lui font un sourire, et hop voilà. ben moi c’est un peu pareil normalement. parce que bon, il change de portable tous les 3 jours aussi…  mais là, cette nouvelle sans intérêt m’a émoustillée. ouais. (bon ok, j’y voyais peut être un chouilla, l’opportunité de récupérer son iphone)(soyons honnêtes)(pffouuuuuuu) ça c’était pour le neutre. intéressant.

ben vous voulez que je vous dise? je vais continuer d’arrêter en fait…

  • la seule fois où j’ai tenté d’arrêter j’ai fait du sport ! depuis j’ai vite recommencé et crevé les roues du vélo, hors de question que j’en fasse à nouveau 😉

  • bon, refume et nous fais plus chier ( réplique de « Le pari », psychodrame des années 2000)

  • c’est bien d’arrêter. sauf si c’est d’écrire!

  • Gaël: bah en même temps, y a autre chose que le vélo… y a aussi le vélo d’appartement. tu pourras même pas crever les roues.

    Mélina: ouais, mais le tabac, c’est tabou, on en viendra tous à bout! (je sens dans tes parenthèses comme un « putain je vais expliquer quand même, faudrait pas qu’elle nous fasse un caca nerveux la plus-fumeuse…)

    Camille: waou. tu veux pas revenir remettre un com là? Camiiiiiiiiiiiiiille!!!

  • (non)

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