comment la poule a fini de pondre…

bon voilà la suite et la fin. plus d’accouchements jusqu’à nouvel ordre. c’est à dire jamais hein.


donc nous arrivons a la mater, et là je suis déjà entre les « aie » et les « ahaha ». (état un peu bizarre quand les contractions commencent à carburer… on sait pas si rire ou pleurer… surtout que dans mon cas, c’était le second, et je savais à quoi m’attendre…)

j’arrive, on me met le monito et là: phrase horrible: « bon, vous êtes a 3, c’est un début c’est bien ».
je n’ai pas pu m’en empêcher. j’ai fondu en larmes. cette phrase que je redoutais tant. le monde s’écroulait autour de moi. plus rien n’existait. cette sensation d’être au dessus du monde (physiquement parlant), de tout voir sans le voir. cette sensation… et on a envoyé mon mari faire les papiers (c’était le moment tiens d aller faire des papiers!!)… et je suis restée encore plus seule que ce que je ne l étais déjà. seule, avec chouchou. je me préparais à la césarienne tant redoutée.

et chouchou m’a réveillé de ma torpeur, en me mettant un gros coup de tête qui a perce la poche des eaux. il était 13h15 exactement. trempée j’étais tout d’un coup. un peu comme si tu te retiens de faire pipi pendant 12 jours, et d’un coup tu lâches tout tu vois?
et là j’ai commencé a déguster.
les contractions s enchainent, de plus en plus fortes comme si c était possible… et je sens ce bébé descendre descendre… je veux la périduraaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaale. la sage femme arrive alertée par mes cris de truie qu’on égorge:  « madame, nous n’avons pas de salle, elles sont toutes prises, nous avons 3 accouchements en même temps… » « mais je m’en cooooooooooooooooogne, je veux la périduraaaaaaaaaaaale » « des qu y a une salle qui se libère, elle est pour vous.
Elle me regarde, je suis a 5. il est 14h.
je n’en crois pas mes oreilles. j y crois sans y croire, durant mes moments de lucidité endolorie.
je vais y arriver? je vais y arriver cette fois ci a passer le cap des 5?

mon mari revient: « t’es parti couper un putain d’arbre pour faire les papiers ou quoi bordeeeeeeeeeeeeeeel »

je souffre, j’ai peur, mais quelque part je suis heureuse car je sens que ça avance.
une sage femme reviens. il est 14h45. je suis a 8.
panique a bord.
ça s’active autour de moi.
et je ne vois toujours pas l’anesthésiste. mon sauveur. celui pour qui je tuerai à ce moment là, même si je ne l’ai jamais rencontré (comment se faire un ami en quelques secondes)

dans le quart d’heure qui a suivi j étais a 10.
on me trimbale, cul nul sous leur robe en papier, jusqu’à la salle de travail. quand j’y repense, ça c’est quand même pas mal hein. parce que je ne sais combien de personnes j’ai croisé dans ce couloir…

« et l’anesthésiste? » je demande encore…
« c’est trop tard madame, c est trop tard »

je me suis retrouvée les 4 fers en l’air avec le gyneco entre les cuisses. (ouais)

j’ai senti une ènième contraction et j’ai pensé: « foutu pour foutu tu vas pousser ma poule, parce que ta péri, c’est dans tes rêves »
« ON Y VA » et j ai poussé. (c’est moi qui disait ON Y VAAAAAAAAAA. une vraie folle… normalement, dans les films tout ça, y a toujours la gentille sage femme à côté de la maman, qui dit, « voilà une contraction qui arrive, on va pousser ». hé bien dans mon cas, l’hystérique c’était moi qui hurlait à qui voulait bien l’entendre, que la contraction était là que j’allais pousseeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer » :p

à la troisième contraction, chouchou est la, on vient de me le poser dessus.

Je suis la plus heureuse des mamans.

un accouchement magique, qui m a aidé a accepter le premier, qui l est tout autant aujourd’hui.

  • tu m’étonnes qu’il aime crier chouchou lol

  • (j’ai pas lu).
    mais bienvenue à tous les enfants quoi!

  • (c’est mal de pas lire)

  • je crois que c’est le syndrome du second, cette volonté de tout prendre en charge soi-même.
    genre on sait comment ça fait, on l’a déjà fait alors ça va.
    sauf que dans ton cas, c’était pas le cas
    alors bravo.
    et ce premier instant peau contre peau, on aura beau dire, beau faire, c’est le meilleur moment de toute la vie.

  • Oui, ben désolée de jouer les troubles-fêtes sur le peau contre peau tout ça, mais mes accouchements ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable loin de là..
    Surtout le deuxième sans péridurale, j’avais plutôt envie d’engueuler le môme que de le serrer contre moi a priori.
    Oui, mais bon, je suis un monstre, donc mon avis ne compte pas..

  • sans vouloir plomber l’ambiance de ce lundi soir, c’est vrai que si on occulte les premiers instants magiques, l’accouchement c’est parfaitement monstrueux.
    c’est là que j’ai appris que je pouvais dire plein de gros mots très grossiers les uns à la suite des autres.
    le pied intégral, personne t’engueule à ce moment-là.

  • raquel: ah ben c’est sûr que s’il a pris exemple sur les moments précédant sa venue hein, il était servi…

    camille: (je savais) et bien écoute, on n’attend plus que les tiens :p

    raquel: (la pauvre, elle est sensible de la foufoune qui fait mal)

    Mélina: ah ouais. mais ouais quoi. pfiou. j’ai le poil, droit comme un i.

    emanu124: oh, moi je l’ai serré contre moi, puisque une fois qu’il est passé, c’était comme si j’étais dans une bulle… paf. plus de douleur, juste LUI et MOI. monstre va! :p

    Mélina: mon mari, un peu traumatisé il a dit. « c’est beau,, parce que c’est le mien. mais c’est gore hein. c’est beau, et c’est gore. » :p

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