8 mars.

En tant que femme et en tant que maîtresse d’école, je ne peux pas rester insensible à la Journée de la femme . le 8 mars c’est.

Et si je pousse à regarder plus loin que mon petit nez, je saurai qu’encore aujourd’hui, 776 millions d’adultes ne savent pas lire ni écrire, et les 2/3 sont des femmes. 776 millions…

difficile de compter sur les doigts, et difficile de quantifier tout ça dans mon cerveau, ça me fait exploser. exploser de rage, exploser de colère, exploser de tout plein de choses en fait.

si on se rend bien compte, nos journées défilent au rythme de l’alphabétisation. nous pouvons choisir, ne pas choisir, aimer, ne pas apprécier, acheter, vendre, vouloir, écrire, dire, échanger, partager, élever nos enfants, les soigner,  vivre… grâce à notre alphabétisation. nous existons.

toutes ces femmes dans le monde, n’ont pas cette chance là, et en fait, elles ne le savent même pas. et souvent elles ne le veulent même pas. mais elles ne savent pas pourquoi, c’est juste parce qu’elles n’ont pas la possibilité de choisir.

Et pis si tout ça vous semble bien loin, je peux vous dire que cet univers là, n’est pas si loin physiquement parlant que ça… comme je vous l’ai dit, je suis maîtresse d’école. j’ai commencé ma carrière dans une école « guetto », ou nous n’avions QUE des « gitans ». sédentaires. le statut de la femme, on en fait vite le tour. d’ailleurs, il n’y a pas vraiment de mémoire, pas d’histoire claire, pas de passé. c’est au jour le jour qu’on vit, sans penser à hier ni à demain.

et l’école, de toutes façons, ça ne sert pas à grand chose pour se marier à 13 ans et pondre des gosses. j’ai participé à quelques séances, au cours desquelles nous invitions les mamans gitanes. toujours les mêmes, celles qui accordaient une légère importance à l’école. sans savoir lire ni écrire. croyez moi il est très difficile d’aller chercher les autres. c’est un travail de chaque jour, un parcours semé d’embûches, et des fois, tu prends un peu la place de Don quichotte…

mais il y a des victoires, plus fragiles que d’autres, des succès, des échecs… comme dans toute bataille.

une bataille est menée par aide et action , qui est sur le terrain, et mène des actions en faveur de l’éducation des filles et des femmes pour qu’elles soient mieux armées pour changer le monde, leur monde, notre monde.

ne l’oubliont pas.

je l’ai écrit. tu l’as lu.

point barre.

  • oh une bannière qui tourne, c’est wunderbach.
    et voilà une façon claire de dire que l’alphabétisation, elle est possible partout et que ce manque aussi, il est partout, dans les quartiers, dans les écoles, sur le pallier d’en face de chez toi.
    et surtout, l’alphabétisation, c’est juste permettre d’avoir le choix.
    de dire oui ou non par exemple.
    le reste, chacun son combat.
    j’ai lu, j’ai pensu et je suis ok ( pas oq)

  • tiens, le truc qui fait les mots en petits et des fois non, apparemment, il s’est calmé.

  • il est mort peut-être?

  • tu l’as tuer?

  • Merci Mélina. moi ça me retourne. tu vois? hop hop hop, comme une crêpe…

    (oui ben le truc là, il s’énerve quand on saute une ligne je crois, il a peur qu’on l’abandonne, et il s’casse tout seul. il à le choix, lui aussi, parce qu’il fait partie des mots écrits.)

  • atta je vais le toucher pour voir s’il bouge


    ….
    monsieur le html qui rétrécit les comms, t’es mort?
    ….
    ….
    allô?
    ….
    ….
    y a de la merde dans le tuyau?
    ….
    ….
    ….
    ok j’ai un pouls, docteur, alors je veux chimie, iono, nfs gaz du sang et apportez-moi un défibirilateur putain de bordel et bippez-moi Clooney

    ….
    …..
    ah

    appelez Grissom.
    déqué il fait caca?
    merde mais il est de garde ce soir, spa possible acho.

  • OUI PARFAITEMENT UN DEFIBIRILATEUR.

  • tiens, vla qu’il me fout 10 mètres entre chaque mot.
    le démon l’habite lui.

  • ah, mais on me dit dans l’oreillette qu’il faut sauter une ligne pour l’énerver.

    ah.

  • ah oui tain c’est vrai!
    bon
    efface mes commentaires là, je crains

  • en fait, mon pain est pas cuit.

  • (tain mais, y en a une qui squatte mon blog là, l’a pas d’amis? ah mais si. le truc des mots là…)

  • Je trouve que c’est une chouette cause à défendre. Il y a quand même plein d’endroits dans le monde où la femme est considérée comme un citoyen de seconde zone.

  • anne: ravie de t’accueillir ici… merci beaucoup pour ton com’. de seconde zone… déjà ça serait être considérée…

  • Très jolie action, j’avais déjà lu chez Zette qui l’a relayée aussi..

  • oui hein? messi à toi emanu.

  • t’as raison 🙂

  • j’ai lu. et rien de plus pertinent à rajouter!

  • (c’est pas grissom qu’il faut appeler… c’est house !) 😛

  • L’OURS

    C’est une mutinerie !!!??? La lumière et l’eau ne suffisent plus ???

  • Anne: ouais ça m’arrive souvent, c’est d’un lourd!! 😉

    Camille: moi non plus.

    Raquel: (vas y fais péter)

    l’ours: comme quoi hein…

  • L’OURS

    Les plaisirs de la vie se consomment sans compter et peu importe la forme car le tout et d’en profiter !!! Demandes à un enfant pauvre du tiers monde qui joue si internet lui manque… Le tout est de proposer le droit à la connaissance pour tous.

  • Fell out of bed feeling down. This has bgrihtened my day!

  • V6FP4G qizirqjfqxce

  • One thing I have actually noticed is that often there are plenty of misguided beliefs regarding the financial institutions intentions when talking about foreclosure.
    One fable in particular is that often the bank prefers to have your house.
    The lender wants your hard earned cash, not your property.
    They want the funds they gave you with interest. Steering clear
    of the bank will simply draw any foreclosed realization.
    Thanks for your article.