un billet qui me tient à coeur et à oreille.

bon.

c’est clair comme un bonjour et simple comme de l’eau de roche…. (ou un truc comme ça.)(je suis fatiguée)(je ne sais pas ce que je fous là)(bref) hier soir j’étais là où il fallait être.

d’ailleurs vous n’y étiez pas et tant pis pour vous… parcequ’il y avait à manger les gros! et gratos!

aaaaaaahhhh mais oui, je suis une blogueuse quasi influente et toussa… j’étais invitée m’sieur dames. j’en ai bouffé du guacamole, du sablé au parmesan et des olives…

bon, en fait, je vais être franche: pas beaucoup. parce que ce qui est dingue, c’est que quand c’est gratos, les gens se ruent sur les canapés. ceux qui se mangent. et le vin. celui qui se boit. alors c’était un peu compliqué de s’approcher assez près du bar pour se servir… j’ai même risqué une élongation de l’omoplate!! non mais ça rigoule plus là hein… aaaaaahhhhhh elles pouvaient l’avoir leur écharpe SR, leur chemisier maje, ou leur sac CC. ben oui, elles ont pas bouffé pendant 15 jours en attendant cet « apéro-dinatoire-que-tu-bouffes-pour-pas-un-sou », alors elles ont économisé.

mate un peu:

enfin bref.

passons aux choses sérieuses, car c’est quand même un billet qui me tient particulièrement à coeur. tendez vos oreilles, et ajustez vos yeux.

cette petite soirée était organisée par l’association « oreilles pour le monde ». assoc, qui a pour but, pour te résumer le truc en deux mots, d’intégrer les enfants sourds, particulièrement, au Bénin. (8 mots en fait). y avait une Tombola toussa, avec une sculpture à gagner, des sous à récolter, de l’amour à revendre, des bruits à entendre, ou pas.

j’ai acheté un petit recueil de poèmes, écrits par des enfants sourds. j’ai tout lu, avec une émotion qui m’envahissait à chaque ligne. j’en avais la chair de coq. Non pas uniquement par tout ce que ces enfants vous apprennent, vous font découvrir, vous dévoilent.

Mais aussi car à chaque poème, vous en découvrez un peu plus sur eux… et sur vous même.

finalement, on est tous différents. il y a des différences plus lourdes à porter que d’autres, plus difficiles, plus douloureuses, plus… inconnues. et la surdité est une différence. et des fois, on passe à côté, sans vraiment la voir, l’entendre… la surdité est tellement muette finalement… et pourtant, elle crie sa différence.

La chair de dinde passée, j’ai relu le recueil, et je me suis arrêtée sur un poème, que j’avais trouvé particulièrement bouleversant. ironie du sort: c’est la fille de mon amie (présidente de l’association) qui l’a écrit. je me permet de vous le retranscrire ici… tant de couleurs, si peu de mots, et tellement de sens:

couleurs.

le noir fait peur.

les entendants ne comprennent pas.

Je suis sourde, sourde, sourde, sourde…

Indigo, les larmes et la tristesse, handicapée, sourde, vivante

bleu, ciel, mer, infini, le calme sans les prothèses, respiration

vert, il y a toujours quelqu’un derrière la porte

jaune, lumière qui attire le regard

orange, feuilles d’automne, ronde du monde

rouge, couleur du sang, de l’émotion, de la vie

violet, sombre comme une prison.

Je suis différente

Cette petite fille, a écrit ce poème quand elle avait 8 ans.

voilà.

moi c’est tout ce que j’ai à dire.

quoiqu’en fait c’est elle qui a tout dit.

si vous voulez adhérer à l’association, envoyez moi un mail là: ptitenoisette@gmail.com et je vous ferai parvenir l’adresse et toussa.

c’est 12 euros par an. 1 euro par mois. un tube de gloss quoi. non mais sérieux… si tout le monde donnait un peu… Alors bien sûr, à l’approche des fêtes, tout le monde vous tombre dessus: à vot’ bon coeur.

moi je vous tombe pas dessus.

je vous propose gentiment quoi. 🙂

12 euros… non mais franchement!