Quand j’écris régulièrement…

Si tu crois que tu trouveras ici, la suite de mon dernier billet, datant du 28 septembre, tu rêves.
En fait, la fin en question s’est dégonflée comme un vieux soufflé, happée par la folie mexicaine. Elle est un peu tombé à l’eau… je dis ça je dis rien… (si t’as compris tu gagnes un bon-point)

Mais peut être qu’un jour, ma bonté scripturale partagera avec toi le comment nous sommes rentrés à 1 heure du matin, avec le vendeur lui même, désespéré, et comment nous avons trouvé les gamins, sur les matelas encore de plastique recouverts, endormis…

Mais ce n’est pas le moment.
Là, tout de suite, le moment est à la reprise tranquille de l’écriture…

car…Je m’étais promis d’écrire régulièrement depuis mon arrivée ici, loin. Très loin. Heureusement, je ne te l’avais pas promis à toi, car tu m’aurais pris pour une menteuse.
Moi, je me pardonne car je sais que je suis une connasse. (Si tu ne me crois pas relis donc ce billet ) et tu verras que je dis vrai…

Je m’étais donc promis d’écrire régulièrement, et puis je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Nous sommes en Avril. Je ne me découvre pas d’un fil, mais je le reprends (le fil donc, de mes aventures)(il faut décidément tout t’expliquer…)(je reprends le bon-point)

Où en étais je déjà?

Ah. Au fait que je m’étais promis d’écrire régulièrement… hum… c’est loupé. Ou alors on n’a pas la même notion de « régulièrement ».
Le problème maintenant, c’est que j’ai tellement peu raconté que j’ai trop à raconter… l’eau turquoise des caraïbes, l’incroyable gentillesse des mexicains, la spirale infernale du boulot, les passionnantes missions qui me sont confiées, les villes coloniales, les parcs sous la pollution, les robes kitsch des « quinceañeras », le centre ville d’un autre temps, les pieds cassés, les coeurs fatigués, et le bonheur. Quand même.

Alors comme je le dis souvent, il n’y a pas à chier des bulles carrées. Je ne raconterai rien. On va faire un pacte toi et moi: on fait comme si on recommençait tout, et là, je te promets, je vais écrire régulièrement. Et je ne sais toujours pas si on a la même notion de « régulièrement ».

Des bécots mexicains,
Noisette

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Quand il pleut à Mexico, bah, il pleut

Laisse moi te conter, pour démarrer la fabuleuse histoire de noisette et sa famille à Mexico, une petite mésaventure, qui nous a vite fait comprendre où nous avions mis les pieds.

Il faut savoir que nous sommes partis, enfants sous les bras, et 7 valises comme uniques compagnons, nous et nos quelques affaires, à l’autre bout du monde.
Nous voilà arrivés à Mexico, avec tout à découvrir, rien à regretter.

Etant donné que nous arrivions dans un appartement vide, et que ce n’est pas avec nos 7 valises que nous allions le remplir (crois moi sur parole, on ne rentre rien , absolument rien dans 7 valises…), le formidable et moi (je te rappelle que le Formidable est le conjoint, le mari, ou tout autre petit nom que l’on donne à l’amour de sa vie) sommes partis (Il faudrait que j’arrête les parenthèses si tu veux pouvoir arriver à lire ma phrase non?) à l’autre bout de la ville, pour choisir quelques meubles. On était arrivés depuis 3-4 jours déjà, et il faut avouer que c’est rigolo 2 minutes de dormir sur des matelas par terre, et de manger debout…

Et l’autre bout de la ville, bah c’est loin. Alors nous avions pris un taxi. Oui, parce que dans nos 7 valises, ne rentrait pas de voiture…

Bref.
Après une bonne demi heure de route, nous voilà arrivés a Naucalpan (oui, y a beaucoup de noms bizarres… oui), où nous savions qu’il y avait des tonnes de boutiques de meubles.
Et on en avait déjà fait des centaines… mais la qualité était plus qu’à revoir, et le style particulier (t’as vu un peu comment que je m’exprime trop bien depuis que je suis là ou bien?)(pas un seul gros mot encore!)(ça va venir va…)

Donc, à Naucalpan nous arrivâmes, SANS les enfants qui en avaient un peu marre de se faire trimbaler partout, et que nous avions laissé à l’appartement (toujours vide donc)(mais avec une connexion internet)(et des clefs)(et une télé)

Il devait être 17h.
Le soleil brillait quelque part derrière la pollution, et nous commençâmes à parcourir les boutiques. de rococo en kitsch, notre coeur balançait. Et quand quelque chose nous plaisait, bah fallait qu’on laisse une petite fortune que nous n’avions pas…

Il devait être 18h30.
Le soleil ne brillait plus mais la pollution était toujours là. Nous voilà rentrés dans une grande boutique, abordable et pas trop mal, au vu de ce que nous connaissions déjà.
Il fallait que l’on sorte de là avec une commande.
Nous avons commencé… lit, salle à manger, buffet, commode, meuble télé… tout y est passé. Nous étions bien légers, mais tellement contents.

Il devait être 19h30 quand nous avions tout choisi, et payé, et nous demandons au vendeur de nous appeler un taxi… nous avions déjà fait ça, ça marche très bien comme ça…

MAIS, il s’est mis à tomber toute l’eau que le ciel puisse contenir. Jamais je n’avais vu un tel orage. Incroyable. En même temps, c’est la saison des pluies à Mexico, et depuis notre arrivée, il n’avait pas vraiment plu. Alors fallait bien.

Oui fallait bien, mais pas là…

Le taxi à l’autre bout du fil annonce 20 minutes avant d’arriver. bon. Ok, on attendra.
Mais, il faut savoir aussi qu’à Mexico, même si il pleut souvent, rien n’est vraiment fait pour…
Et à la même vitesse où s’est mis à tomber des trombes d’eau, s’est formé le bouchon du siècle…

Et crois moi on était loin, loin, LOIN TRES LOIN, de voir arriver notre taxi…

La suite plus tard les gars, je vais au dodo!
(mouarf)
(sadique)

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Quand les vacances s’en mêlent

Il faut être honnête, quand tu es en vacances, t’oublies tout. Comme dirait l’autre. HE BIEN NON!
En vacances tu n’oublies rien.
En vacances tu as le cerveau qui fonctionne à 999 à l’heure (faut pas pousser quand même, 1000 serait trop). Et ce, dès le réveil.
Des questions des questions, des tonnes de questions. de quoi rester cultivé, et en ébullition.

Journée type d’une petite noisette en Ibérie:

-10h18: réveil.
« est ce que j’ai bien mis mon portable à charger, car il faut que je vois si j’ai tout plein d’amis encore sur l’internet mondial? »
« café court ou café long? »
« pipi ou caca?

-10h45: ouverture réelle des yeux
« Canapé ou fauteuil? »
« ordi ou téléphone? »
« facebook ou twitter »

AH, AH, AH, tu vois que c’est pas simple??? je te voyais arriver déjà à grands pas tongués, avec ton petit air dédaigneux…
hé bien non. ce n’est pas simple.

– 13h36: commençage de demandage de ce qui va être mangé au déjeuner.
« jamon o queso? »
« paella o fideua? »
« café court ou café long? » BUG

– 14h42: la question de la sieste.
« lit ou canapé? »
« livre ou tablette? »
ah, attendez, une urgence… « pipi ou caca? »
« sur le dos ou sur le ventre?

– 16h58: un peu de repos bien mérité
« piscine ou plage? »
« masque ou lunettes? »
« serviette fine ou épaisse? »
« café long ou café court? » roh. BUG.

– 19h26.
« Merde, j’ai oublié le goûter »
« j’aurai pu poser des tonnes de questions… bon, un peu de calme dans ma tête fera du bien. »

donc.
– 19h28. (oui. j’ai mis 2 minutes à me dire ça ET ALORS?)

(roooooh mais comment tu as vérifié les deux heures j’hallucine. Je vois que la confiance règne sur ce blog!)

« douche ou bain? »
« épilation ou vernissage d’ongles » (ne jamais faire les deux le même jour.)(Ne me demande pas pourquoi.)(Je n’ai pas la réponse)

– 21h13: repas du soir
« Maison ou resto? »
« bien gras ou léger-régime » HEIN QUOI? ALARME ALARME! régime???? n’importe quoi! sors toi cette question de la tête. C’est une évidence enfin! Bien gras. (tu trouves pas que des fois je suis un peu schizophrène?)(je me fais un peu peur)
« café court ou café long? » (et ma main dans ta gueule?) BUGBUGBUG

coucher à 00h30 ou 1h00?.. après une journée comme celle là quand même…

Le pire dans tout ça c’est qu’après lecture, tu n’as aucune réponse… et moi, je ne suis pas sûre… Alors demain est un autre jour.

Il faut être honnête, quand tu es en vacances, t’oublies tout. Comme dirait l’autre. HE BIEN NON!
En vacances tu n’oublies rien.
En vacances tu as le cerveau qui fonctionne à 999 à l’heure (faut pas pousser quand même, 1000 serait trop). Et ce, dès le réveil.

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Quand tout s’est fini

Comment ça la dernière fois que j’écrivais c’était la rentrée? Ah ben oui teh.
bah là c’est la sortie.
C’est passé vite tu ne trouves pas?

Pourtant, si tu savais l’année que j’ai passé, tu ne t’aventurerais pas dans les méandres de mon écriture. Tu risquerais d’y trouver le récit interminable de mes aventures…

Tout a commencé en septembre dans mon école zepienne. Pleine de zepiens.

Et bien tout est fini à présent.

(Tu vois à cet instant, si je te laissais comme ça, dans l’attente de compréhension, la bave au bord des lèvres, attendant, espérant la suite de l’histoire, on pourrait dire que je suis une connnasse)

Tout est fini donc.

Les rires des zepiens,
Le portail qui ferme mal,
les rots, suivis de « hey! Qu’est ce qu’on dit? » « Rrrabdouuula! »,
Les tasses qui s accumulent,
la vaisselle non faite,
la porte qui grince,
Les mûres des la cour,
Les murs de la cour,
La salle de réunions trop petite,
Celle de l’autre côté de la porte, que finalement, j’ai décidé que tu ne saurais pas pourquoi elle s’appelle comme ça,
Les tables octogonales qui prennent trop de place,
La salle de motricité trop petite,
Les punaises qui ne rentrent pas dans les murs,
Le téléphone qui te dégomme 3 oreilles quand il sonne… les 2 tiennes et celle du voisin de ta tante. (Ne me demande pas pourquoi, j’avais envie d’écrire ça ),
le chauffage au plafond,
L’éléphant de la cour,
Les atsem en or, que tu demandes un truc pour avant hier, et elles se plient en 4, pour que tu l’aies avant-avant-hier…,
Le frigo tout cassé,
Le micro ondes à ouverture facile,
Les gâteaux des mamans,
Le couscous de fin d’année,
Les trop de tout,
Les pas assez de rien,
Les ramounas,
Et l’externe.

Tout est fini à présent.
Et on peut le dire:

Je suis une connasse.

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Quand tout a recommencé.

Quand je te le dis…  Tellement prévisible ce métier… 🙂

Tout a recommencé. On est effectivement rentrés. Tout un pataquès. Et on était vite dedans.

Quelques pleurs vite balayés, et hop! c’est reparti…

Alors, j’aurai bien fait un beau billet, te détaillant chaque pas, chaque goutte de bave sur mon épaule, malencontreusement laissée par le même enfant qui pleure… et que tu prends dans tes bras. CQFD. J’aurai bien fait un beau billet, pour t’expliquer comment c’est les mamans qui pleurent chez moi, et pas les enfants. J’aurai bien fait un beau billet, pour te conter les moultes robes et pantalons à pinces, achetés pour un seul jour. Celui qui est déjà passé. J’aurai bien fait un beau billet, pour t’expliquer que mine de rien je n’ai même pas eu le temps d’un café. A part celui du midi que celle de l’autre côté de la porte m’a gracieusement posé devant mon assiette, devant mon regard… vide.

Mais je n’en ferai rien.

Car je vais au lit avec mes amies les poules.

Je suis crevée.

Vidée.

C’est pas comme si j’avais pleuré toutes les larmes de mon corps, en me rendant compte que mon enfant était rentré au CP…  mais non!… finalement, je ne sais même pas si je me rends compte que mon enfant est rentré en 6ème…

Mais vidée quand même.

Bonne nuit.

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Quand tout recommence.

On m’a dit: vas y écrit. Moi qui devrais lire, pourtant, me voilà la plume à la main. Enfin, la main au clavier, pour être juste. Et oui je devrais lire tout un tas de bouquins. tu vois?

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ouuuuuuuuuh.

PEUR. je ferai mieux d’écrire effectivement, car rien que de les regarder, ça fait mal aux yeux tant de bouquin… Mais finalement je ne vais te dire qu’une chose, celle qui tourne en rond dans ma tête…

 

demain c’est la rentrée.

alors oui, la rentrée avec des élèves tout plein (trop plein), la rentrée dans la même école depuis 4 ans déjà, la rentrée dans des murs de maternelle oui.

Mais pas que.

Demain, c’est la rentrée de la princesse au collège, demain, c’est la rentrée du loulou sans sa soeur dans les pattes.

Demain est une rentrée.

En fait, une rentrée comme une autre. Une rentrée où il y aura quelques pleurs, des sourires et des rires, même. Une rentrée que je ne vivrai pas auprès de mes enfants, car comme toujours, je la vis avec leurs enfants. Une rentrée, qui ne dure qu’une seconde, finalement, quand on y pense. Car une fois rentrés, on est déjà dedans. Et l’année recommence.

En fait, une rentrée pas comme les autres. Je n’ai pas les mêmes élèves, les larmes ne seront pas les mêmes, et les cris de joie non plus. L’année recommencera oui. Mais ce sera une année que l’on ne peut pas prévoir. on ne sait pas finalement ce qu’il se passera vraiment. Ce sera une autre année, une de plus.

PEUR. demain c’est la rentrée. je vais essayer de dormir.

Mais je ne lirai pas.

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